Monuments
| La Place de la Concorde La place de la Concorde est située au pied de l'avenue des Champs-Élysées dans le 8e arrondissement à Paris, en France. Cet ensemble monumental est, au point de vue de l'aménagement urbain, la plus importante création du Siècle des Lumières dans la capitale. Il exprime un moment privilégié dans l'évolution du goût français : celui qui voit, vers le milieu du XVIIIe siècle, le déclin du style rocaille et la naissance d'un nouveau classicisme dont Ange-Jacques Gabriel, son architecte, et Edmé Bouchardon, le sculpteur de la statue équestre de Louis XV érigée au centre de la place et détruite à la Révolution sont parmi les pionniers. Sa dénomination a changé de nombreuses fois, traduisant l'instabilité des régimes politiques de la France depuis 1789 et une série d'événements joyeux, tragiques ou glorieux, certains d'une grande portée historique, qui se sont déroulés sur son sol. Elle s'est appelée place Louis XV, puis place de la Révolution après le 10 août 1792, place de la Concorde sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, à nouveau place Louis XV puis place Louis XVI sous la Restauration, place de la Charte en 1830, pour reprendre enfin sous la Monarchie de Juillet le nom de place de la Concorde. De même les monuments qui ont orné ou auraient dû orner son centre : statue équestre de Louis XV, statue de la Liberté, statue de Louis XVI, obélisque de Louqsor. Les aménagements, modestes sous la Révolution (installation des chevaux de Marly en 1794), ont été importants sous la Monarchie de Juillet (en 1836, érection de l'obélisque, travaux d'embellissement de Hittorff : les deux fontaines, les statues des huit principales villes de France, les lampadaires et les colonnes rostrales). Le Second Empire supprima les fossés pour améliorer la circulation. Le dernier aménagement sur le plan de l'architecture a été en 1931 la disparition de l'hôtel de La Reynière, construit en 1769 sans tenir compte des projets de Gabriel, et son remplacement par l'ambassade des États-Unis dans le respect du projet originel. Depuis 1937, aucun changement notoire ne peut plus affecter la place qui est classée dans son ensemble. Signalons un dernier embellissement en 1998, à l'initiative de l'égyptologue Christiane Desroches Noblecourt, la mise en place du pyramidion doré de l'obélisque. |
| Arc de triomphe de l'Étoile L'arc de triomphe de l'Étoile souvent appelé simplement l'Arc de Triomphe, a été construit en 1806, est situé à Paris dans le 8e arrondissement, sur la place de l'Étoile, à l'extrémité ouest de l'avenue des Champs-Élysées, à 2,2 kilomètres de la place de la Concorde. Haut de 55 mètres, large de 45 mètres et 22 mètres de profondeur, il est géré par le Centre des monuments nationaux. La hauteur de la grande voûte est de 29,19 mètres et sa largeur de 14,62 mètres. La petite voûte, quant à elle, mesure 18,68 m de haut et 8,44 m de large. La place de l'Étoile forme un énorme rond-point de douze avenues percées au XIXe siècle sous l'impulsion du baron Haussmann, alors préfet du département de la Seine. Ces avenues « rayonnent » en étoile autour de la place, notamment l'avenue Kléber, l'avenue de la Grande-Armée, l'avenue de Wagram et, bien sûr, l'avenue des Champs-Élysées. Des pavés de couleurs différentes dessinent sur le sol de la place deux étoiles dont les pointes arrivent pour l'une au milieu des avenues, pour l'autre entre les avenues. |
| Le pont de l'Alma Le pont de l'Alma est un pont situé à Paris traversant la Seine. Son nom rappelle la bataille de l'Alma (1854) en Crimée. Il y a, sur la seule pile reposant dans l'eau, côté amont, la statue d'un zouave en pied érigée en 1856, qui sert d'instrument populaire de mesure des crues de la Seine. Lorsque le niveau de la Seine atteint les pieds de ce Zouave, les voies sur berges sont en général fermées. Lorsque l'eau monte jusqu'aux cuisses du Zouave, la Seine n'est plus navigable. Lors de la crue historique de 1910, l'eau est montée jusqu'aux épaules. Le zouave est plus haut qu'à l'origine, suite à son haussement en 1970 lui retirant toute signification. À repère égal, les crues qu'il signale sont plus graves. L'administration mesure le niveau des crues au pont de la Tournelle. Le pont est construit de 1854 à 1856 sous la direction de Gariel. Il est inauguré par Napoléon III le 2 avril 1856 (initialement son inauguration était prévue pour l'exposition de 1855) les piles sont décorées par 4 statues — un zouave et un grenadier sculptés par Georges Diebolt, un chasseur à pied et un artilleur sculptés par Arnaud — représentant quatre régiments ayant valeureusement combattu lors de la guerre de Crimée. Le Chasseur à pied est visible depuis l'autoroute A4 contre le mur sud de la redoute de Gravelle dans le bois de Vincennes, le Grenadier est à Dijon, ville natale de son sculpteur, et l'Artilleur a été offert et transféré à La Fère (département de l'Aisne), cité chère aux cœur des artilleurs, où était implanté, jusqu'en 1993, le 41e régiment d'artillerie de marine. Pour l'exposition universelle de 1900, le pont a été doublé en amont par une passerelle, dite passerelle de l'Alma. De 1970 à 1974, le pont est entièrement remplacé, du fait de son étroitesse et d'un tassement. Seul le Zouave est conservé (mais pas du même côté). |