Avenue Des Champs Elysees        
         
         
         
 
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Histoire

Elle tire son nom des Champs Élysées, le lieu des Enfers où séjournaient les âmes vertueuses dans la mythologie grecque.


À l'origine, les Champs-Élysées ne sont que des terrains marécageux et inhabités.
En 1616, Marie de Médicis décide d'y faire aménager, le long de la Seine, une longue allée bordée d'arbres : le cours la Reine.

Louis XIV, vers 1670, charge André Le Nôtre, le paysagiste du château de Versailles et, à Paris, du jardin des Tuileries, de poursuivre l'aménagement de ces terrains.

Celui-ci trace dans l'axe du pavillon central du Palais des Tuileries, depuis l'actuelle place de la Concorde jusqu'à l'actuel rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault, en direction de la montagne du Roule – qui se situait à l'emplacement de l'actuelle place de l'Étoile – une belle avenue bordée de terrains où sont aménagés des allées d'ormes et des tapis de gazon.

On l'appelle le Grand-Cours pour la distinguer du cours la Reine, ou encore la Grande allée du Roule, l'avenue du Palais des Tuileries (1680) et bientôt les Champs-Élysées.


Au XVIIe siècle, les Champs-Élysées n'étaient qu'une longue promenade arborée au cœur d'une zone non urbanisée, depuis que Le Nôtre, le paysagiste du château de Versailles, fait planter en 1640 un alignement d'arbres dans la continuité du Louvre et des Tuileries. Son tracé actuel (jusqu'à ce que l'on appelait alors l'étoile de Chaillot) est achevé en 1724, et prolongeait la perspective du jardin des Tuileries.

Un demi-siècle plus tard, elle est prolongée à l'ouest jusqu'à la Seine par les actuelles avenues de la Grande Armée à Paris et Charles-de-Gaulle à Neuilly-sur-Seine, mais peu de temps après, le mur des Fermiers Généraux la limite de nouveau à l'Étoile.

À partir de 1828, l'avenue est aménagée par la ville de Paris qui construit les premiers trottoirs.

En 1838 les Champs-Élysées sont aménagés par l'architecte Jacques Hittorff (y compris le dessin des réverbères toujours en place) (les jardins sont aménagés, par la suite, par Jean-Charles Alphand sous Napoléon III) Les Champs-Élysées ont bénéficié d'un réaménagement coûteux (250 millions de francs) mais nécessaire en 1994, avec l'intervention de Bernard Huet (urbaniste), Jean-Michel Wilmotte et Norman Foster (designers de mobilier urbain).

Cela s'est traduit, entre autres, par la suppression des contre-allées. L'avenue a inspiré la création de la Benjamin Franklin Parkway à Philadelphie (Pennsylvanie) en 1917.

Jusque dans les années 1950, l'avenue comprenait essentiellement des boutiques élégantes.


Puis progressivement, ces dernières ont laissé place à des sièges sociaux de groupes en quête de prestige. L'arrivée du RER A modifie la donne : de nombreux parisiens et franciliens de toutes conditions pouvant accéder facilement aux Champs-Élysées, les boutiques d'enseignes plus populaires vont alors se multiplier.

La rénovation lancée en 1994 par le maire de Paris de l'époque, Jacques Chirac, en relation avec Roland Pozzo Di Borgo (Comité des Champs-Élysées), va donner à l'avenue une nouvelle image de marque. Mais elle reste le reflet de la mixité de la population qui la fréquente avec une distinction entre les deux trottoirs.

Le trottoir nord — côté pair — est le côté ensoleillé mais aussi celui qui connaît la plus forte fréquentation en partie du fait qu'il se situe dans le prolongement de la sortie RER. Les boutiques et galeries commerçantes y sont plus nombreuses. 500 000 personnes en semaine, 750 à 850 000 le week-end pour 30 à 40 % de moins sur l'autre côté de la rue, côté impair. L'ouverture de la plupart des magasins jusqu'à minuit et le dimanche participent aussi au succès commercial de l'avenue.

L'avenue a longtemps été l'adresse incontournable des marques de luxe. Si certaines avaient eu tendance à déserter dans les années 1970, la plupart sont revenues. Les compagnies aériennes, elles, ont presque toutes disparu, mais la plupart des marques automobiles y disposent d'un espace d'exposition souvent couplé à un bar ou à un restaurant.

Les restaurants et les cinémas contribuent d'ailleurs fortement à la fréquentation de l'avenue. Les cinémas, 29 salles, dont l'essentiel de la programmation est en version originale, y organisent des premières. Pour beaucoup d'enseignes, une installation sur les « Champs », même si elle est très coûteuse, présente un double intérêt : la publicité par l'emplacement, mais aussi de fortes ventes de par la fréquentation touristique.

Les commerçants de l'avenue sont regroupés dans une association, le Comité Champs-Élysées, créé en 1860 sous le nom de Syndicat d'initiative et de défense des Champs-Élysées, qui a pris son nom actuel en 1980. Cette association a pour objectif de maintenir une image prestigieuse de l'avenue. Pour y parvenir, le comité intervient auprès des autorités locales pour obtenir des mesures favorisant l'embellissement des lieux (éclairage, décorations, etc.) et l'activité commerciale (horaires d'ouverture des magasins, qui par dérogation sont beaucoup plus étendus qu'ailleurs à Paris et en France).

De plus, ce comité a un rôle purement consultatif sur les demandes d'installation de sociétés ou de commerces dans l'avenue. Le président qui a redynamisé le comité et l'avenue a été Roland Pozzo di Borgo qui a collaboré à la modernisation de l'avenue voulue par Jaques Chirac. Prestigieuse et populaire, mais aussi luxueuse, l'avenue des Champs-Élysées est donc de plus en plus chère. Les prix de l'immobilier y sont tels, et la spéculation immobilière si forte, que seule une poignée de personnes y résident encore, les étages supérieurs des immeubles de l'avenue étant généralement occupés par des bureaux. Cependant, les prix ne sont pas uniformes.

Par exemple le côté nord (trottoir droit en montant) est plus cher car mieux exposé au soleil et plus fréquenté que le côté sud, où les vitrines sont dans l'ombre des bâtiments. Mais depuis les années 2000 les prix ont tendance à se rapprocher, le côté Sud ayant été choisi par des marques telles que Lancel, Lacoste, Hugo Boss, Louis Vuitton, Nike, Omega, Eden Shoes et le palace parisien le Fouquet's Barrière et le côté Nord par Cartier, Guerlain, Montblanc, Mc Donald, Adidas, et le célèbre et seul hôtel ayant son entrée sur l'Avenue : le Marriott.

A noter également qu'un magasin Abercrombie & Fitch ouvrira ses portes début 2011 au numéro 23.

L'avenue des Champs-Élysées étant un des emplacements les plus chers du monde; en 2007 l'avenue se classait en troisième position pour le prix du m² à l'achat après la Cinquième avenue (New York) et le Pic Victoria (Hong Kong), le montant élevé des loyers pourrait nuire à la diversité commerciale ; les magasins de textile, et ceux dits de luxe, font partie des rares commerces à pouvoir les absorber.

Selon une étude commandée par la mairie de Paris, 20% des magasins de l'avenue sont dévolus au textile. Si on y inclut les commerces des galeries commerciales, il se rapproche de 39%. « C'est un maximum, selon une adjointe au maire. Au-delà, il n'y a plus de diversité commerciale ».

Le comportement des propriétaires fonciers de la célèbre avenue pourrait ainsi nuire à l'attrait de l'avenue sur les visiteurs, et ironie du sort, affaiblir leurs investissements à moyen terme. Mais à ce jour, seules des mesures politiques incitées par le militantisme associatif semble pouvoir, à court terme, sauver la diversité unique des Champs-Élysées qui est l'un de ses attraits majeurs.

De même, il ne reste plus que sept cinémas (quarante écrans) fin 2006 contre treize en 1985 avant la fermeture annoncée de l'UGC Triomphe, qui connaît un succès public, mais est déficitaire à cause de la pression des loyers.

D'autres activités culturelles pourraient être menacées.

 

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